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2 août 2019

Chèque-repas

Plutôt chèques-repas ou hausse salariale ?

refuser chèques-repas

Les titres-repas permettent d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés, mais ne peuvent être utilisés que pour acheter des produits prêts à la consommation. Dès lors, certains salariés sont parfois amenés à penser qu’une hausse salariale serait bien plus utile pour eux, car ils pourraient la dépenser comme bon leur semble. Est-ce vraiment le cas ? Quelle est l’option la plus avantageuse entre les titres-repas et une augmentation de salaire ?

Titres-repas : une réelle augmentation pour les salariés

Si le chèque-repas est si populaire, c’est parce qu’il bénéficie d’un cadre légal très avantageux, que ce soit pour l’employeur et le salarié. Ainsi, s’il respecte certaines conditions, vous bénéficiez des retours suivants :

• En tant qu’employeur, vous êtes exonéré de cotisations sociales et vous profitez d’une déduction fiscale de 2€ par chèque.

• En tant qu’employé, vous êtes également exonéré à 100% de charges sociales et d’impôts.

Au contraire, le salaire « classique » est à la base du calcul des cotisations de sécurité sociale (aussi bien à charge des employeurs que des salariés) et de l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi on parle toujours de salaire brut et de salaire net.

Si vous prenez une hausse salariale équivalente au montant octroyé par les titres-repas, vous devez donc déjà au moins déduire autour de 30% rien que pour les cotisations patronales. Celle-ci est à la fois plus coûteuse pour l’entreprise, mais également moins élevée, en net, pour le salarié. Les chèques déjeuner seront donc toujours plus avantageux qu’une hausse de salaire.

Pallier les normes salariales

Chaque année, les partenaires sociaux se mettent d’accord sur une marge salariale. C’est-à-dire que chaque année, les entreprises, selon leur CCT, peuvent augmenter de X% leurs travailleurs. Par exemple, pour la période 2017-2018, la marge salariale a été fixée à maximum 1,1 %. En déduisant de cette somme les 30% de cotisations sociales, le pouvoir d’achat de vos travailleurs grimpera de 0,84 %, sur lesquels un impôt sur le revenu s’appliquera encore.

Autant dire qu’une bonne partie de cette augmentation ne sera pas réellement perceptible par les travailleurs. C’est pourquoi octroyer des chèques déjeuner ou en augmenter la valeur faciale reste encore la meilleure option pour profiter à 100% d’une hausse de pouvoir d’achat.

Vous avez encore des doutes ? Découvrez tous les avantages des titres-repas pour les salariés.